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l'ABC du crédit

Fraude et phishing : 3 questions et réponses pour s'en protéger !

Elodie
Digital Credit Specialist

Escroquerie, hameçonnage, arnaque par internet, SMS ou téléphone, fraude, phishing : un objectif commun

La multiplication des termes techniques peut parfois sembler complexe, mais rassurez-vous : nous sommes là pour vous éclairer. Qu'il s'agisse d'une escroquerie, d'un hameçonnage ou d'une simple arnaque par SMS, toutes ces méthodes partagent une intention identique : abuser de votre confiance pour vous soutirer des informations ou de l'argent.

Ces mots désignent différentes facettes d'un même danger dont la première étape consiste à apprendre à décoder ces pratiques pour que vous puissiez vous protéger. 

 

Qu'est-ce qu'une tentative de phishing ?

Le phishing, que l'on appelle aussi « hameçonnage » dans la langue française, est une technique d'escroquerie sur internet très répandue en Belgique et dans le monde. Pour mieux comprendre, imaginez un pêcheur qui lance un appât dans l'espoir qu'un poisson morde à l'hameçon : ici, l'escroc est le pêcheur, et l'appât est un message qui semble tout à fait légitime.

Concrètement, il s'agit d'une forme de fraude où des individus malveillants se font passer pour une organisation de confiance — comme votre banque, le SPF Finances, Bpost ou même un réseau social — afin de vous soutirer des données personnelles. Leur but est souvent de récupérer vos codes secrets, vos mots de passe ou vos coordonnées bancaires pour commettre une usurpation d'identité ou vider votre numéro de compte. Ces messages peuvent arriver par courrier électronique, par SMS (on parle alors de smishing) ou même par un appel téléphonique frauduleux.

 

Quels sont les signes pour reconnaître un email de phishing ?

Même si les escrocs deviennent de plus en plus habiles, ils laissent souvent de petits indices derrière eux. En apprenant à identifier ces signaux d'alerte, à retrouver en détails dans notre guide complet disponible en ligne : Fraude et phishing en Belgique : prévention et sécurité, vous pourrez naviguer avec beaucoup plus d'assurance. 

Pour démasquer un mail frauduleux, voici, par exemple, les points clés à vérifier :

  • L'adresse de l'expéditeur : ne vous fiez pas seulement au nom qui s'affiche. Cliquez sur l'adresse pour voir le nom de domaine réel. Un email officiel de votre banque ou d'un service public se terminera toujours par leur site web officiel (par exemple, @cetelem.be ou @belgium.be). Si vous voyez une suite de chiffres ou un domaine étrange comme @gmail.com ou @outlook.fr pour une administration, méfiez-vous.
  • Le caractère urgent ou menaçant : c'est une technique classique. Le message vous demande d'agir immédiatement sous peine de voir votre compte bloqué, de recevoir une amende ou, au contraire, de rater un remboursement inespéré. Ce sentiment d'urgence est fait pour vous empêcher de réfléchir.
  • La demande d'informations confidentielles : c'est le signal le plus important. Retenez bien qu'une institution sérieuse ne vous demandera jamais votre code PIN, vos codes secrets ou votre mot de passe par email ou par SMS.
  • Les fautes d'orthographe et la mise en page : si le texte contient des erreurs de grammaire grossières ou si le logo semble de mauvaise qualité, il s'agit très probablement d'une arnaque.
  • Les liens suspects : avant de cliquer, passez simplement le curseur de votre souris sur le lien (sans cliquer !). L'adresse de destination s'affichera en bas de votre écran. Si elle ne correspond pas du tout au site officiel de l'organisme, ne poursuivez pas.

Au moindre doute, ne répondez pas. Vous pouvez toujours contacter l'organisme en question via ses canaux habituels pour vérifier l'information. Pour aider la communauté, pensez à transférer ces messages suspects à l'adresse du Centre pour la Cybersécurité Belgique : suspect@safeonweb.be.

Retrouvez aussi notre guide complet disponible en ligne : Fraude et phishing en Belgique : prévention et sécurité 

 

Est-ce grave si j'ai cliqué sur un lien de phishing ?

Pas de panique ! Si vous avez cliqué sur un lien suspect, sachez que vous n'êtes pas seul et que des solutions existent pour limiter les risques. Le degré de gravité dépend principalement de ce que vous avez fait après avoir ouvert ce lien. Si vous avez simplement consulté la page sans rien remplir, les risques sont généralement plus limités, même s'il reste important de rester vigilant.

 

  • Les risques immédiats après un clic

Le simple fait de cliquer sur un lien de phishing peut entraîner plusieurs conséquences, plus ou moins sérieuses selon la situation :

  • Le téléchargement de logiciels malveillants : dans certains cas, le clic peut déclencher l'installation silencieuse d'un virus, d'un logiciel espion ou d'un rançongiciel sur votre appareil. Ces programmes sont conçus pour voler vos données ou endommager votre système.
  • La redirection vers un site frauduleux : c'est le scénario le plus fréquent. Vous arrivez sur une copie parfaite du site de votre banque ou d'un service public pour vous inciter à saisir vos identifiants.
  • La confirmation de votre adresse e-mail : pour les cybercriminels, votre clic confirme que votre adresse est active, ce qui peut vous exposer à des tentatives de phishing encore plus ciblées à l'avenir.
  • Que faire si vous avez communiqué des informations ?

C'est ici que la situation devient plus délicate. Si vous avez saisi un mot de passe, un numéro de carte de crédit ou d'autres informations personnelles, les escrocs peuvent les utiliser pour une usurpation d'identité ou une fraude financière. D'après les informations disponibles, les pertes financières liées au phishing se chiffrent en millions d'euros chaque année, il est donc crucial d'agir vite.

En Belgique, si vous avez un doute ou si vous avez été victime d'une arnaque, vous pouvez signaler l'incident sur Safeonweb ou contacter les autorités. 

 

Restez serein et suivez les étapes pour vous protéger sont sur : Fraude et phishing en Belgique : prévention et sécurité

 

En résumé, comment fonctionne le phishing ?

Se protéger contre les tentatives d'hameçonnage demande avant tout d'adopter de bons réflexes au quotidien. Pour naviguer sereinement sur internet, la règle d'or est de toujours rester vigilant, même face à un message qui semble provenir d'un tiers de confiance comme votre banque, un service public ou un fournisseur d'énergie. En Belgique, les cybercriminels redoublent d'ingéniosité, mais quelques gestes simples permettent de déjouer la majorité des attaques. 

  • Apprenez à identifier les signaux d'alerte. Un sentiment d'urgence inhabituel, des fautes d'orthographe ou une demande d'informations personnelles par e-mail ou SMS sont autant d'indices qui doivent vous mettre la puce à l'oreille
  • Avant de cliquer sur quoi que ce soit, vérifiez toujours l'adresse de l'expéditeur et survolez les liens avec votre souris pour voir l'URL réelle vers laquelle ils pointent. Si vous avez le moindre doute, ne cliquez pas et connectez-vous directement sur le site web officiel de l'organisme concerné en tapant l'adresse manuellement dans votre navigateur.

Pour renforcer la sécurité de vos comptes, nous vous conseillons d'utiliser des mots de passe forts et uniques pour chaque service, et surtout d'activer la validation en deux étapes (MFA) dès que cela est possible. Pensez également à maintenir vos logiciels et votre antivirus à jour sur tous vos appareils. En cas de réception d'un message suspect, le meilleur réflexe est de ne pas y répondre et de le signaler immédiatement à l'adresse suspect@safeonweb.be

 

Pour aller plus loin et découvrir tous nos conseils pratiques, consultez notre guide complet sur la Fraude et phishing en Belgique : prévention et sécurité.

 

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